Séjour Sfax : Tourisme et voyage à Sfax - Federal Hotel Tunisie

23 octobre 2019 / 23 صفر Safar 1441

Sfax : Hotels | Restaurants

Borj Dhiafa
Hôtel 5 étoiles
Route Soukra Km3, Sfax
Hôtel El Layeli
Hôtel 2 étoiles
Rue Bach Hamba, Sfax
Hotel Naher El Founoun
Hôtel 3 étoiles
Route De Téniour, Km 3 - 3041 Sfax - Tunisie, Sfax
Thyna
Hôtel 2 étoiles
Angle Rue Habib Mâazoun, Sfax
Les Oliviers Palace
Hôtel 5 étoiles
25, Avenue Hedi Chaker, Sfax

L'histoire de Sfax

Sfax, deuxième ville et centre économique de Tunisie, est une ville portuaire de l'est du pays située à environ 270 kilomètres de Tunis. Riche de ses industries et de son port, la ville joue un rôle économique de premier plan avec l'exportation de l'huile d'olive et du poisson frais ou congelé. Sfax est une cité d'affaires et attire peu les touristes. Cela n'exclut pas la présence de certains sites intéressants, tels que la médina et Thyna, malgré la présence des usines de traitement du phosphate.Sfax compte 265 131 habitants (pour une agglomération, le Grand Sfax, d'environ 500 000 habitants) et se présente comme une agglomération très étendue (sur 220 km² soit autant que l'agglomération de Tunis qui compte quatre fois plus d'habitants), plate et comprise dans un tissu urbain structuré par des axes de communication en toile d'araignée. Elle est bordée à l'est par la mer Méditerranée et l'amorce du golfe de Gabès.

Sfax : Histoire

Sfax, ancienne Syphax berbère et par la suite Taparura romaine, est rebâtie par les Aghlabides au IXe siècle à partir des matériaux de l'antique ville romaine située à environ trois kilomètres. Ils construisent les remparts qui donnent à la médina sa configuration actuelle. La cité doit résister aux Hilaliens venus d'Égypte en 1057 et, de 1095 à 1099, elle constitue un petit émirat indépendant.

Elle passe, comme la plupart des villes côtières, sous la domination du prince normand Roger de Sicile en 1148 avant d'être réintégrée à la sphère musulmane par les Almohades d'Abd al-Mumin en 1159.

Représentation de la prise de Sfax en 1881

Sfax connaît la révolte d'Ali Ben Ghdahem en 1864 s'opposant au bey de Tunis, pendant laquelle a eu lieu un pogrom[réf. nécessaire], et celle de 1881 pour refuser le protectorat français. Les troupes françaises sont obligées de la bombarder pour en venir à bout.

Elle est également bombardée par les Alliés pendant la campagne de Tunisie (Seconde Guerre mondiale) alors qu'elle est occupée par les puissances de l'Axe en 1942-1943. Sfax est la ville où s'illustrent deux grands militants de l'indépendance nationale assassinés par l'organisation terroriste coloniale La Main rouge : le syndicaliste Farhat Hached (natif de l'archipel des Kerkennah) qui est abattu le 5 décembre 1952 et le responsable destourien Hédi Chaker qui est tué le 13 septembre 1953.

Sfax : Culture

Le Musée archéologique de Sfax comprend une collection de pièces archéologiques antiques découvertes dans la ville et sur des sites proches. Il est situé dans le bâtiment de la municipalité.

La ville possédait un théâtre municipal entre 1903 et 1942. Bâtisse édifiée selon une architecture néo-mauresque, en cohérence avec le siège de la municipalité et le palais Ramdane, elle a été détruite lors des bombardements que Sfax a connu lors de la campagne de Tunisie qui visaient pourtant le port de commerce bien plus au sud de la ville.

Sfax concentre les principales institutions éducatives du sud du Sahel : l'Université de Sfax est ainsi l'un des principaux centres d'enseignement universitaire du pays. Parmi les lycées les plus connus de la cité figure le Lycée pilote de Sfax. En 2007, le Collège pilote de Sfax a ouvert ses portes.

Sfax : Économie

Sfax est le premier port de commerce de Tunisie en termes de trafic (2000) et le second en termes de valeur. Le port possède deux particularités : c'est l'un des rares endroits de la Méditerranée où l'amplitude des marées dépasse 1,50 et 2 mètres aux équinoxes et, abrité des vents du large par les îles Kerkennah et les hauts fonds du golfe de Gabès atténuant les effets des vagues, aucune jetée ou digue n'y est nécessaire. Malgré l'important commerce maritime avec les Kerkennahet le reste du pays, le port est réduit jusqu'en 1886 à un simple appontement de bois de 50 mètres de long. Un port artificiel est creusé dans les sables et ouvert au trafic en 1891. Mais l'exploitation des phosphates le rend vite insuffisant et un nouveau port est creusé. Comme à Tunis, les produits du dragage servent à gagner du terrain sur la mer. Comme tous les grands ports tunisiens, Sfax asouffert durant la campagne de Tunisie : l'Afrika Korps fait sauter une partie des quais avant de se replier le 11 avril 1943. La pêche occupe aussi une place de choix dans l'économie régionale avec une flotte d'environ 300 chalutiers-crevettiers, 50 thoniers senneurs, 1 500 barques à moteur et 2 000 barques à voile. La ville produit environ 25 000 tonnes de poissons par an, soit le tiers de la production nationale. Une bonne partie de cette pêche est exportée à l'étranger (10 000 tonnes environ) soit 70 % de l'exportation tunisienne des produits de la mer.

Les régions environnantes sont pour leur part axées sur l'agriculture qui constitue leur principale ressource : avec six millions de pieds d'oliviers et près de cinq millions d'amandiers, le gouvernorat de Sfax se place ainsi au premier rang des régions productrices d'huile d'olive (38,5 % avec plus de 200 000 tonnes) et d'amandes. L'élevage représente un secteur tout aussi important de l'économie régionale. Avec 340 000 ovins, 50 000 caprins et près de 30 000 bovins, la région occupe aussi une place de choix dans ce domaine. Une industrie laitière a pris pied dans le sillage de cet élevage intensif et l'on totalise 75 000 tonnes de lait par an.

Le secteur industriel est en plein développement et les statistiques avancent le chiffre de 4 000 entreprises. Pour ce qui est du secteur touristique, on y dénombre une vingtaine d'hôtels de divers standings. La ville devrait connaître prochainement un renouveau dans ce domaine avec l'achèvement des travaux du projet Taparura lancé le 6 avril 2006 et destiné à réconcilier la ville avec son littoral.