Matmata est un village du sud de la Tunisie (gouvernorat de Gabès).Par ricochet, le nom du groupe de rock français Matmatah vient de ce village particulier.
Au cours des bombardements alliés de la ville de Gabès alors en main des nazis, plusieurs familles gabésiennes fuient leur ville pour se réfugier dans les maisons troglodytiques de Matmata.
Matmata fut aussi le fief des fellagas qui prirent les armes contre le protectorat français sous la conduite de Mohamed Daghbaji, plusieurs de ses compagnons étant originaires de la ville de Matmata.
Juste après l'indépendance proclamée en 1956, le gouvernement tente de déloger les populations montagnardes vers de nouvelles villes installées sur le plateau de l'Aradh (Nouvelle Matmata et Nouvelle Zrawa) mais la majorité de la population préféra garder son logis à proximité de leurs jardins perchés dans les montages. 300 habitations seraient encore habitées tandis que 400 ont été abandonnées[réf. nécessaire].
Situés au sud-est du Chott el-Jérid, dans les contreforts du Djebel Dahar, les monts de Matmata dominent la vaste plaine de la Djeffara et constituent une cuesta (515 m) dégagée dans les roches calcaires et les marnes du Crétacé supérieur et moyen par divers oueds.
Le village se trouve à 40 kilomètres au sud-ouest de Gabès. Accroché à flanc de montagne, à 600 mètres d'altitude, ce village compte environ 1800 habitants. Il est renommé pour ses remarquables habitations troglodytiques qui en font l'un des hauts lieux du tourisme tunisien.
